Je lis : "Les frères Karamazov" de Dostoïevski (26%)
et "C'est dans la boîte" de Frédéric Ernotte

jeudi 18 mai 2017

Comment je rédige une chronique

Pendant un temps j'ai rédigé toutes mes chroniques directement sur le blog au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture.
Mais cela m'obligeait à les remanier plusieurs fois : l'évolution de mon ressenti m'amenait en effet
à renforcer ou atténuer les lignes déjà écrites ;

Il m'arrive donc maintenant de procéder différemment :
J'ouvre un bloc-notes et j'y écris mes impressions tout au long de ma lecture : ce qui me plaît, ce qui m'agace, ce qui me choque, ce qui me charme... les défauts que je trouve au texte, les fautes et maladresses, ce qui ne va pas dans les personnages, les faits, les circonstances ; ce qui me séduit, les scènes qui m'envoûtent : bref, je prends note de tout ce qui me passe par la tête au cours de ma lecture, dans l'ordre chronologique.
Une fois la lecture terminée, je rédige en tâchant de tempérer , dans la mesure du possible, les commentaires négatifs et de souligner ce qui m'a vraiment plu car je sais que j'ai tendance à être trop directe.

Car j'ai une règle d'or dont je ne me départis pas : je dis ce que je pense.

Je me rends compte aussi que je suis sans doute plus sévère avec les textes d'auteurs dont j'ai apprécié les romans précédents : la déception n'est jamais un sentiment agréable mais d'un autre côté pourquoi ne pas en parler ?

Mon blog ne s'adresse à personne en particulier : il constitue avant tout un gigantesque recueil de tous les souvenirs de mes lectures, un blog que j'écris avant tout pour moi-même : je vous laisse, auteurs ou lecteurs, aller à la pêche.

Je n'ai aucun préjugé, j'évalue sans aucun a priori : j'exprime ici mon plaisir de découvrir sans cesse de nouveaux romans et je vous fais part de mes impressions positives et/ou négatives, voilà tout.
Cela dit, bien entendu et inévitablement, j'évalue... avec mes tripes !

Il arrive qu'une chronique ne soit définitive qu'au bout de plusieurs semaines, mais dans ce cas-là les modifications apportées sont toujours positives : en repensant à tel ou tel roman, et/ou en relisant ce que j'en ai dit, je me rends compte que je n'ai pas assez bien exprimé toutes les émotions que j'ai éprouvées et je considère alors  comme un devoir de le faire.

Autant je trouve normal -et même de mon devoir- de faire des compliments d'un roman qui m'a fait passer de belles heures de lecture,et d'encourager d'autres à le lire,

Autant je trouve ridicule et malhonnête vis-à-vis des auteurs et des lecteurs d'applaudir un texte qui selon moi ne le mérite pas ou que j'ai trouvé sans intérêt.

Je profite donc de l'occasion pour dire à quel point je trouve consternants et affligeants certains messages que je vois passer sur Twitter et de constater que certains encensent des textes lamentables sous le prétexte de soutenir l'auto-édition.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire