J'ai terminé "Le chant des dunes" de John Connolly

vendredi 19 mai 2017

Le mas provençal - Hartmann Abbey

Lecture en cours
'Le mas provençal - Hartmann Abbey

Hartmann Abbey - Le mas provençal


Le début


Un jeune homme raconte avec enthousiasme son bonheur de vivre dans le Midi avec sa compagne.

Mon avis


Premières impressions :

De ses nuits d'amour à ses déjeuners au soleil en passant par les courses au village, l'auteur nous raconte son bien-être avec une fougue très sympathique mais quelque peu saoulante.
Quelques préjugés.
Ça part un peu dans tous les sens : on a l'impression que l'auteur veut absolument faire rire le lecteur en faisant toutes les plaisanteries possibles et imaginables à propos de tout, de rien et de tout le monde.

Un penchant agaçant pour les blagues sur le se*e, sur les nuits des autres avec des commentaires péjoratifs sur leur physique et leurs probabilités de connaître l'amour.
Les femmes semblent n'exister que pour qu'Antoine puisse  évaluer leur physique et leurs envies.

Cela dit, tout cela respire la santé, la paix et la joie de vivre.
L'auteur possède un certain don pour parler de la cuisine provençale : du brio, de la bonne humeur. Mais là encore il en fait un peu trop.

Au fait, le lecteur est assez grand pour comprendre les blagues, inutile de les souligner en insérant le mot "rires" entre parenthèses (mais bon, ses "(rires)" prêtent à sourire en levant les yeux au ciel)
Bref, il y a des idées, mais on a la tête qui tourne.

Une belle envolée sur un marronnier finit en eau de boudin: pourquoi cette manie d'insérer un peu partout, des gros mots qui gâchent de jolis passages ?
Une dissertation ratée sur deux bacs à glace dans le freezer.

L'air de rien, ce texte est plutôt amusant :
Antoine raconte tout ce qu'il voit, tout ce qu'il entend, commente le moindre de ses gestes, la moindre de ses pensées et cela aboutit parfois à des passages délirants : un gentil paragraphe sur des oiseaux qui viennent picorer des miettes, ensuite quelques lignes aux détails crus...et cruels sur le triste sort qui attend les poules de la basse-cour,  puis, chapitre 12, toutes les phases du chargement de la cafetière électrique (jusqu'à l'absurde)  et un verre de Poire Williams avalé "comme des crottes de nez": je secoue la tête, passant de l'amusement à l'agacement, et je ne peux m'empêcher, encore et toujours, de lever les yeux au ciel en me répétant : "non mais n'importe quoi, lui !" ; avec le sourire malgré tout, accompagné de quelques "pffff".

"Merdouille" et "face de rat" en se référant/en parlant à un enfant ?
De gros problèmes avec les conjugaisons, problèmes également avec la syntaxe.

D'odieux relents de racisme au chapitre 23 : ce roman est décidément un concentré du meilleur et du pire.
Au chapitre 24 intervient une énigme et Antoine, avec ses réactions totalement illogiques, semble se faire des films avec des doutes absurdes qui remettent en question, sans motif valable, tout ce qu'il prétendait vivre depuis le début du roman., une histoire cousue de fil blanc qui plonge le roman dans une incohérence totale
Heureusement, j'en suis à 90 % : je me suis lassée de cette histoire cousue de fil blanc, il est temps que ça se termine....

Voilà, j'ai terminé, et la fin ne me plaît pas du tout, mais alors pas du tout,du tout, du tout : ce roman  finit dans des considérations d'un cynisme hallucinant.



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