J'ai terminé "Le chant des dunes" de John Connolly

Ah les auto-édités

Auto-édition : L'heure du bilan
18 novembre 2016

Des romans auto-édités, j'en ai lu beaucoup, mais vraiment beaucoup, et ce blog en témoigne (voir le libellé Autoédition dans le widget "Tourner la page", colonne de droite)

Il me paraît à présent utile d'en tirer quelques réflexions, sinon quelques conclusions.

Après avoir tourné toutes ces pages, suivi toutes ces histoires, je dois bien admettre que je reste sur ma faim quant à l'enrichissement personnel. Or c'est cela qui compte avant tout, en tout cas c'est ce que j'attends de mes lectures

Certes, j'ai aimé certains personnages, certaines ambiances et quelques énigmes :

Le commissaire Adami créé par Mickaël Koudero m'a  émue.
Le bouleversant plaidoyer pour les femmes des Filles de Loth de Morgan Caine m'a bouleversée.
Les fantômes des combattants wikings de Azel Bury m'ont fascinée.
Les paysans taiseux de Théa Marcau m'ont séduite.
Le suspense des Chevaux de Troie de Jordan Leto, j'ai adoré
Les policiers chiliens de Amadeo Alcacer m'ont donné des frissons
Les gens qui relèvent la tête et reconquièrent leur dignité chez Wendall Utroi m'ont conquise.
La jeune femme et mère écartelée dans ses sentiments de Joëlle Herrerias m'a touchée
Le voyage en Chine de cette jeune maman honteuse de Solène Bakowski m'a remué les tripes
Le testament rouge de sang de Cédric-Charles Antoine m'a passionnée.
Les pas sous la cendre et les rites indiens de Laurent Scalese m'ont emballée
La beauté de la Provence telle que la décrit Chris Tabbart m'a enchantée
L'univers féerique et inattendu aperçu dans "Le rêve éveillé" d'Antoine Barbar m'a charmée
etc. etc...

Bref, certains romans sont incontestablement dignes d'intérêt.

Alors, me direz-vous, où est le" mais" ? Eh bien des "mais" j'en vois plusieurs :

=> Bien peu des romans auto-édités me "transportent", et lorsqu'ils le font, le charme est souvent très éphémère.(quelques exceptions néanmoins, je le reconnais bien volontiers).

=> Les fautes innombrables, énormes, absurdes dans la plupart de ces romans (attention :  je dis bien la plupart, pas tous) amènent à une telle exaspération qu'on a parfois envie de balancer le livre contre le mur, et on dit tout haut à l'auteur : "mais tu n'as même pas fait l'école primaire, ou quoi ?" Ces fautes dénoncent d'ailleurs à mon avis un certain mépris à la fois de la langue française et du lecteur, ce qui est inadmissible de la part de quelqu'un qui se prétend auteur (et, soit dit en passant, ras-le-bol du grotesque alibi des "coquilles" qui ont échappé à la relecture).

=> Parfois, à un moment donné l'auteur donne l'impression de "disjoncter" en introduisant un scène qui choque et qui est en totale dysharmonie avec le reste du texte, ce qui rend le lecteur perplexe et le pousse à s'interroger sur le bien-fondé de ses impressions positives précédentes.

=> Bien souvent chez un même auteur la qualité et/ou l'intensité de l'histoire est très inégale entre les différents volumes d'une même série ou bien d'un ouvrage à l'autre : la qualité du style et/ou de la trame ne va ni crescendo ni decrescendo : elle va et elle vient, en dents de scie.

=> La plupart des romans auto-édités sont totalement dépourvus de profondeur. On a certes des personnages (plus ou moins crédibles),  une situation ou une histoire (pas toujours plausible) et la fin du roman/de l'intrigue ; mais le texte va vers la fin sans poésie, sans rêve, sans évasion, sans délicatesse,  donnant l'impression que la seule chose qui compte pour l'auteur c'est de boucler l'affaire et publier le plus vite possible.

Or ce que j'attends d'un roman, c'est d'être submergée par un émerveillement permanent ; c'est d'avoir le souffle coupé, les larmes aux yeux devant le talent magistral, la puissance d'évocation, l'imagination infinie, les personnages poignants et le message bouleversant que m'offre un grand auteur.

Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'au vu de ces critères, avec l'auto-édition on est encore loin du compte.

Attention, ne me faites dire ce que je n'ai pas dit : encore une fois, ces réflexions ne concernent pas tous les romans auto-édités : j'ai eu le plaisir de lire de bons romans (notamment ceux cités un peu plus haut), et je continuerai à guetter les nouvelles parutions d'une poignée d'auteurs auto-édités indubitablement doués et à parler d'eux sur Twitter.

Mais je vais réduire le temps que je consacrais depuis quelques mois à l'autoédition et consacrer plus de temps aux grands auteurs (classiques ou contemporains, de toutes nationalités et toutes époques confondues) pour recommencer à rêver et m'extasier, avec la certitude exaltante que la beauté de leurs lignes m'accompagnera pendant toute ma vie.

Le mot lecture doit, en tout cas pour moi, rester synonyme d'envoûtement.

Je me rends compte que cet article peut sembler sévère, mais qui sait, peut-être incitera-t-il les auteurs à se montrer plus scrupuleux et attentifs dans leurs relectures avant de publier leurs textes.?



13 commentaires:

  1. Merci beaucoup pour cet article ! Comme beaucoup de mes interventions sur l'indésphère (pas toujours bien perçues ^^), il souligne un fait évident : il faut que les lecteurs en quête de romans de qualité littéraire, et pas seulement d'histoires sur tel ou tel sujet, puissent accéder directement à ce qu'ils recherchent. Dans la masse en expansion des ouvrages autoédités, l'on trouve de tout, de l'illisible et du très bon. Il faudrait pouvoir trouver ce que l'on espère sans devoir piocher au hasard – or, à ce stade, rien ne le permet, car les différentes plateformes de promotion ne sont pas du tout conçues pour cela, mais pour vendre le plus possible ; et, n'en déplaise à certains, le verdict des lecteurs dans leur ensemble ne met pas en avant l'excellence littéraire ! Attention, je ne veux pas dire qu'un roman comportant quelques maladresses n'est pas digne d'être lu ; je veux dire que le lectorat exigeant doit pouvoir accéder directement à ce qu'il attend. Il en va de la crédibilité de la littérature indépendante toute entière, et donc de sa visibilité... C'est donc une question d'intérêt général, raison pour laquelle je m'escrime à porter ce message contre vents et marées. :-)
    Bien cordialement,
    Elen Brig Koridwen

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    1. Bonjour Elen,
      Comme vous le dites si bien, nous lecteurs, sommes contraints à aller à la pioche, et cette pioche est tantôt très bonne tantôt très mauvaise. C'est pour cela que certains sont si attentifs au prix demandé pour les romans auto-édités : parfois les textes sont si décevants qu'on rage d'avoir dépensé (ne serait-ce que) 3 € pour les lire ! D'autant plus que les commentaires sont parfois très trompeurs : il vaut mieux lire l'extrait ou le résumé, ça donne tout de suite une bien meilleure idée de ce que l'on s'apprête à acheter.
      Pour découvrir un nouvel auteur auto-édité, la formule abonnement est par conséquent (à mon avis) une bonne formule puisqu'elle donne d'une part la possibilité de lire autant qu'on veut (d'auto-édités) mais aussi de restituer ce qui ne plaît pas pour essayer autre chose.
      Bien cordialement et à très bientôt j'espère,
      P.A.

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  2. Bonjour,
    étant moi-même auteur indépendant, je vous remercie de cette contribution très étayée au débat. J'ai fait le même constat que vous de mon côté, et avec d'autres auteurs indépendants, nous avons lancé une initiative pour tenter de mettre en avant les auteurs indépendants "de qualité": l'Indé Panda, un magazine gratuit qui regroupe tous les 4 mois des nouvelles d'auteurs indépendants, afin de présenter leur travail aux lecteurs et leur donner l'occasion de les découvrir.
    Ce n'est qu'une initiative parmi d'autres, née de ce constat que vous présentez fort bien, et qu'Elen commente tout aussi bien: dans la pléthore de livres auto-édités, il faut que le lecteur puisse séparer le bon grain de l'ivraie.
    D'une manière générale, il faut reconnaître qu'un auteur édité présente un certain nombre de garanties au lecteur par rapport à un auto-édité: les corrections sont plus scrupuleuses (en général), un comité de lecture a été convaincu par la qualité littéraire, et un éditeur s’engage financièrement parce qu’il croit au texte.
    Mais, l’auteur indépendant garde pour moi une force singulière (dont il n’use pas toujours cela dit) : la totale liberté, et l’absence (en général) d’obligations de rentabilité. Il peut écrire exactement ce qu’il veut, même si cela ne s’adresse qu’à une poignée de lecteurs potentiels.
    Je prends mon exemple personnel, qui peut éclairer le propos : j’avais adressé mon premier roman à une petite dizaine de maisons d’édition, dont trois m’ont répondu qu’elles en appréciaient la qualité littéraire, mais qu’elles ne pouvaient le publier parce que le public cible était trop étroit. J’ai donc choisi de le lancer dans mon coin, et en effet, si les ventes sont très faibles, les critiques sont elles très encourageantes. Le statut d’indépendant ne me semble donc pas tout à fait illégitime, même si, comme vous l’avez mentionné, il y a encore beaucoup, beaucoup de travail pour améliorer la qualité et permettre aux lecteurs de s’y retrouver.
    Merci encore pour ce que vous faites, et pour la clarté de vos analyses. Bon courage pour la suite.
    bouffanges

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    1. Bonjour Nicolas

      L'Indé Panda oui je connais, j'ai d'ailleurs téléchargé les 2 premiers volumes (j'avoue que, faute de temps, je n'en ai lu pour le moment qu'une toute petite partie ; cela dit je tiens à vous féliciter et à vous remercier pour cette excellente initiative.
      En ce qui concerne les corrections : personnellement ce qui m'agace c'est que beaucoup d'auteurs négligent cet aspect et nient même faire des fautes. D'autres se couvrent de ridicule en incluant une page de remerciement à leurs amis/parents relecteurs ... à la fin d'un roman plein de fautes.

      La rentabilité peut être évaluée sous plusieurs angles : certes l'auto-édition "libère" de certaines contraintes, et en cela je vous donne raison ; mais en voyant passer certains contenus/titres, on est bien forcé de conclure que beaucoup publient pour faire de l'argent.
      (ce qui explique que, afin d'augmenter leurs bénéfices, ils renoncent à investir dans les compétences d'un correcteur professionnel pour ne pas devoir dépenser avant d'encaisser).

      Par bonheur, il existe aussi des auteurs auto-édités talentueux qui nous offrent des romans originaux et dont je reconnais avec grand plaisir l'entière légitimité !
      Mes préférés appartenant pour la plupart au genre polar-thriller, en tout cas jusqu'à présent.

      Bien amicalement,
      et merci pour votre participation !
      P.A.

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    2. Je digresse et entre en catimini dans cette discussion pour vous proposer, si vous aimez les polars, les livres d'Ian Rankin, un auteur écossais, dont le détective fonctionne un peu à la Adamsberg et toujours avec un Édimbourg un peu humide, un peu paumé en toile de fond. Et toujours des résolutions d'intrigues palpitantes.
      En bonne fan d'Écosse que je suis, je n'ai pas pu m'empêcher de vous le conseiller... ;)
      Ah, et Ian Rankin est édité, contrairement à moi. ;)
      Bonne soirée !

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    3. Bonjour Nathalie,
      De Ian Rankin je connais ... le nom ; en fait "L'Étrangleur d'Édimbourg", 1er épisode de sa série John Rebus, est depuis un moment dans ma liste Amazon mais comme d'hab. j'attends une promo :-)
      Merci beaucoup pour votre intervention sur le blog,
      Bonne journée, bonnes lectures...et bonne inspiration,
      Bien amicalement,
      P.A.

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Mauvais manip... Je le remets
    Bonjour,
    Article fort intéressant. Néanmoins, hormis ce qui concerne l'orthographe, les bourdes grammaticales, voire parfois l'incohérence du récit, vos observations fort justes sur l'autoédition sont aussi valides pour l'édition dite traditionnelle. Je lis énormément édités et autoédités et rarement un bouquin me bouleverse, tant d'un côté comme de l'autre, ils s'assimilent de plus en plus à des "produits marketing". D'une part, beaucoup d'auteurs sacrifient à la mode, à ce qui marche (indés ou non) et cela donne lieu à des nanars imbuvables. Il m'est arrivé dernièrement de lire deux indés qui ne se connaissent pas (je le suppose) narrer la même histoire dans un style assez proche l'un de l'autre. A l'intérieur d'un genre, cela est souvent récurrent : les ingrédients étant invariables pour que "la sauce" prenne, donnant l'impression d'un ouvrage à l'autre, de lire des "copier-coller". Ensuite, que l'on soit écrivain édité par une "grande" maison ou indépendant, la plupart écrit "formaté" (consciemment ou non) par son lectorat acquis ou éventuel, ce qui conduit à une forme d'auto-censure et à un "message" dévoyé. Écrire, c'est d'abord vivre et ensuite casser les codes que l'on subit. Le cœur plutôt que l'égo et la recherche de la reconnaissance (et là, personne n'exige qu'elle soit de qualité !). Je crois également (cela n'engage que moi) qu'un livre est une rencontre (on en lit beaucoup comme on écoute des chansons dites de variété), parfois inopinée, parfois parce qu'on la cherche (au diable, les sirènes des couvertures et des quatrième alléchantes !). Je fuis, vous l'aurez peut-être compris, le formatage des esprits. Or, les grandes maisons d'édition formatent le lectorat, souvent par le matraquage médiatique, pour nous vendre leurs poulains dont certains se révèlent de piteux plumitifs. Après, on râle avec l'impression de s'être fait avoir. Personne ne nous oblige néanmoins à lire tel ou tel auteur. Qu'est-ce donc alors qu'un lectorat exigeant ? Cela est un peu surréaliste alors que notre consumérisme tout azimut en tout et pour tout, nous conduise à des attitudes plus que légères et non sans conséquence, on aimerait satisfaire une exigence factuelle d'un lectorat fantasmé, alors qu'en tant qu'auteurs, indés ou non (et consommateurs), on ne l'a pas envers nous-mêmes ! Bref... je trouve dommageable que pour être "reconnu", l'autoédition recourt aux mêmes critères et formatages que ceux employés par l'édition traditionnelle. L'indépendance ne consiste pas seulement à ne pas "faire partie (et/ou allégeance) d'un système", dans ce cas au rouleau compresseur de l'édition traditionnelle. Bien à vous, Mélanie.

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    1. Bonjour Mélanie,
      Oui je suis d'accord avec vous pour dire que dans l'édition classique aussi, il y a beaucoup de commercial, du "fait sur mesure" .
      Mais pour moi les critères que vous mettez parmi les "hormis..." contribuent largement à faire la différence entre un auteur et un autre.
      Un auteur digne de ce nom écrit correctement et s'il n'y parvient pas (on peut avoir des idées, être doué tout en étant nul en orthographe : chacun a son parcours) fait l'effort de faire corriger son texte.
      Ce n'est pas seulement une question de purisme, c'est une question de bon sens de la part des auteurs puisqu'ils visent tous l'édition classique comme une reconnaissance de leurs aptitudes à écrire. (rien à voir avec la guerre e-book/papier qui ne sera plus alors, une fois l'auteur "consacré", qu'une question de support et de prix)
      Les critères d'exigence de "qualité" (dans le sens : mettre ses tripes dans un texte) ne peut être satisfaite sans un minimum de travail également sur la forme du texte. Quelqu'un qui a vraiment des choses à dire se doit aussi, à mon humble avis, de faire l'effort de respecter la langue.
      Certains auteurs auto-édités arrivent à percer et j'en suis sincèrement ravie pour eux (je reste dubitative pour d'autres car certains textes que j'ai lus et qui ont ensuite été publiés ne l'ont été à mon avis que par geste commercial au vu du nombre de commentaires positifs de lecteurs peu exigeants... mais nombreux, susceptibles d'amener d'autres lecteurs du même type... et donc rentables)

      Quant à ceux qui se limitent dès le départ à publier du commercial en édition ou auto-édition, ils n'auront pour public que les gens qui se limitent au commercial :tant pis pour eux, c'est leur problème après tout, qu'ils soient auteurs ou lecteurs.

      À bientôt Mélanie,
      Très cordialement
      P.A.

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  5. Moi qui ai eu à lire de nombreuses propositions depuis vingt ans qu'existe mon site d'édition www.diamedit.net, j'en suis arrivé aux mêmes conclusions : Rares furent les manuscrits de jeune auteurs qui m'aient vraiment emballé. Je n'en ai donc publié qu'une poignée.
    Le paradoxe est que depuis vingt ans on m'en a proposé de moins en moins vu qu'il était devenu de plus en plus facile de publier directement soi-même sans être un expert du numérique. Mais du même coup, il n'y avait plus aucun filtre entre l'Auteur et les lecteurs en ligne... Et de ce fait, on trouve de tout, quelques rares petits joyaux parmi une abondance de choses hideuses, soit à cause des fautes d'orthographe qui choquent notre éthique et encombrent les moments de plaisir comme autant de billes sur le sol d'un couloir ; soit par manque complet de maîtrise de la langue.
    Un Editeur n'est pas inutile. A défaut, les auteurs se doivent d'être assez humbles pour demander à un correcteur de corriger leurs manuscrits.

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  6. Bonjour Jack,

    Oui tout le monde écrit, tout le monde publie... pour le meilleur et pour le pire. Heureusement qu'il existe une petite proportion de ce meilleur : il existe effectivement de vrais joyaux, je suis d'accord sur le terme et j'en ai trouvé et lu quelques-uns.
    Le rôle des éditeurs, pour moi, est effectivement de dénicher des pépites et de les reconnaître quand ils les croisent, puis de donner à leurs auteurs un coup de pouce pour que tout le monde puisse avoir le bonheur de les découvrir. C'est un très beau métier, le problème étant ensuite cette guerre (absurde et dommageable pour tous) entre le papier et le numérique.
    Merci Jack pour votre commentaire,
    Bien amicalement, P.A.

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  7. Miarf… avant de me faire clouer au pilori par mes propres compagnons, je précise: je suis auteur indé mais tapez pas. Et pour ceux qui se disent: auteur indé égal recalé des maisons d'éditions sachez que j'ai fait le choix de l'auto.
    Maintenant, je me permets de parler. Pour les fautes, c'est inacceptable. On peut se payer un relecteur pro pour pas très cher. Ecrivain indé c'est un business, faut être sérieux et investir sur soi si on veut arriver à quelque chose. Et si on a pas d'argent, on s'organise avec des échanges de bons procédés entre auteurs ou on révise le bescherelle pendant un an avant de publier. Et ceux qui attendent qu'un éditeur investisse sur eux alors que eux même sont pas prêt à le faire, non.

    Par contre pour les scènes bordéliques, le manque de cohérence dans l'intrigue etc. Là malheureusement, c'est chaud. On peut critiquer les éditeurs autant qu'on veut, c'est eux qui ont la connaissance sur comment reficeler une histoire. Alors forcément, ce qui en sort est meilleur quel que soit le genre. L'auteur indé est seul face à sa copie. On trouve des bons correcteurs d'orthographe, quelques bons correcteurs de style mais aucun sur l'intrigue. Et trouver les bêtas qui ont l'oeil là dessus c'est mission impossible… et là, la formation et le travail ne sert à rien. J'ai lu tous les ouvrages théoriques sur la construction de scénario, je peux généralement bien flagguer les problèmes des copains mais les miens, aveugle… c'est normal, cela s'appelle le recul. Alors j'attends le jour où le métier d'éditeur free lance franchira l'atlantique et arrivera en france. Là, la qualité de nos productions fera un bon en avant et nous lutterons à armes égales avec les maisons.
    En attendant, on bosse comme des fourmis et on récolte plus de couronnes d'épines que de lauriers, car on est direct catalogué sans avoir été lu.
    C'est terriblement frustrant mais bon le temps est si précieux, comment t'en vouloir de te replier sur les valeurs sûre? Impossible.
    D'ailleurs, un conseil, oublie les auteurs contemporains édités ou pas si tu veux de la profondeur, y'a largement assez à faire avec le 19ème siècle ;)
    Bonnes lectures!

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  8. Bonjour Ghaan Ima,
    L'auto-édition est un univers où l'on trouve de tout, du pire au meilleur : mais je suis la première à reconnaître (et bien volontiers) que beaucoup d'auteurs auto-édités sont doués et qu'il ne leur reste qu'à apprendre à l'utiliser au mieux leur talent :-)
    Certains ont déjà percé (voir par ex. Mickaël Koudero) : il faut beaucoup de travail et de persévérance, et plus encore peut-être pour arriver à créer un vrai suspense de qualité car j'imagine que c'est tout sauf facile.
    Certains auteurs savent écrire, ils se perfectionneront: leurs romans valent le détour et ils trouveront toujours quelqu'un pour parler d'eux de façon positive pour peu qu'ils continuent à progresser et pour nous donner envie à nous, lecteurs, de guetter leurs prochaines publications !
    Merci pour votre commentaire Ghaan Ima, et bon dimanche et bonne inspiration,
    Bien cordialement,
    P.A.

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